Méthodes contraceptives modernes : combattre à tout prix les rumeurs

D’où proviennent les rumeurs qui circulent dans les quartiers à propos de l’utilisation des méthodes contraceptives modernes ? Qui sont-ils les auteurs de ces informations erronées. Il est difficile de les trouver, toutefois la seule façon de combattre  l’ascendance de  ces messages est de ne pas se désarmer en poursuivant constamment les sensibilisations. C’est d’ailleurs l’objectif poursuivi par les Jeunes Ambassadeurs pour la santé de la reproduction et la planification familiale au Togo (JA SR/PF Togo) en initiant la Campagne ‘’Zéro grossesse en milieu scolaire et extrascolaire’’ qui démarre cette semaine dans la préfecture de Yoto (plus 80km N-E Lomé). 

Les rumeurs, selon Fombo Koffi, Jeune Ambassadeur SR/PF Togo, sont en partie des effets secondaires. « Il y a des effets secondaires et il y a ce que la population rajoute aussi pour faire peur aux gens. C’est des gens qui n’ont pas expérimenté la méthode ou qui ne sont pas allés vers un personnel qualifié qui font véhiculer plus les rumeurs. Quand on parle des effets secondaires ceci veut dire que ce sont des réactions de l’organisme qui sont déjà recensées, scientifiquement prouvées et pour lesquels le personnel soignant qualifié a une formation et sait comment les prendre en charge », a-t-il expliqué.

La rumeur, poursuit l’activiste SR/PF, c’est juste des informations du quartier que souvent les gens dramatisent par rapport à l’utilisation des méthodes contraceptives. Entre autres rumeurs, l’on peut  citer le fait que  les méthodes contraceptives rendent stérile, créent des infections sexuellement transmissibles. « Ce n’est pas vrai », répond Koffi Fombo à une jeune couturière qui à cause des rumeurs doute de l’efficacité des méthodes contraceptives.

Entretien avec des esxtrascolaires

En réalité, l’effet secondaire c’est le fait que par exemple la méthode peut empêcher l’écoulement du sang comme les menstrues ; les effets ou l’action des hormones peuvent faire que la femme ne va pas ovuler et donc elle ne va pas passer ses règles. « Mais au niveau des rumeurs on dit souvent que c’est du sang sale qui reste au bas ventre de la femme et cela va lui créer des maladies qui pourraient la rendre stérile par la suite. C’est faux », a fait comprendre Edith poaty, secrétaire nationale des JA SR/PF Togo à une soixantaine d’extrascolaire regroupé pour une séance de sensibilisation et d’offre de services SR/PF et dépisatge Vih/Sida.

En effet, une femme ou un homme qui se rend chez un agent de santé communautaire ou un prestataire sait que quand on adopte une méthode contraceptive il peut arriver qu’on a de l’aménorrhée ou qu’on passe des règles de façon abondante mais quelqu’un qui est à la maison et donne de fausse informations ça ce n’est qu’une rumeur.

Quelle stratégie pour anéantir les rumeurs ?

La première des choses, c’est d’amener des gens à se faire amis avec le personnel soignant pour aller chercher des informations parce qu’une information est de source sûre quand elle vient d’un personnel soignant. Il faut faire en sorte que les vraies informations liées à l’utilisation des méthodes contraceptives puissent être accessibles à tout le monde et dans la langue que chacun maîtrise. Aussi, que chacun à son niveau essaie-t-il de faire un effort d’aller vers le personnel soignant ou l’agent de santé de sa communauté pas forcement pour acheter des produits mais en savoir davantage sur une quelconque rumeur qui circule dans le quartier à propos de l’utilisation des méthodes contraceptives.

Par ailleurs, pour nos amis jeunes et adolescents, il y a aujourd’hui des applications qui sont disponibles qu’on peut télécharger gratuitement et s’informer davantage à l’instar de « Infoadojeune » sur playstore et sur googleplay. A part cela, tout le monde peut facilement profiter de la ligne verte 1011 qui donne des informations gratuites sur la santé de la reproduction entre 6heures et 22 heures chaque jour.

3 commentaires sur “Méthodes contraceptives modernes : combattre à tout prix les rumeurs

  1. Les rumeurs vont tuer des gens dans nos pays sous developpés. Surtout que les populations ignorent où teouver les bonnes informations.
    Par ailleurs, les effets secondaires que ce soit avec les methodes contraceptives ou d’autres drogues existent mais les agents de santés les propose en fonction de l’etat de chaque personne. Par exemple les medicament contre l’hypertension ont des effets secondaires mais pourquoi on ne les arrêtent pas c’est simplement parce que les réactions ne sont pas les meme pour tout le monde.
    Si une methode contraceptive est nuisible l’Etat n’autoriserait pas qu’on l’administre et moins encore l’OMS.

    Bravo les JA du Togo.

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