Homosexualité : une maladie ?

Un homosexuel : un malade mental ? La question a été posée par Stéphane, un internaute lors du débat du week-end sur la plateforme Telegram « Jeunesse P2P » du Projet ‘’Intégration des services de santé reproductive, maternelle, néonatale et infanto juvénile à ceux du VIH’’ (P2P « de la Politique à la Pratique). Les discussions se faisaient autour  de « l’orientation sexuelle ».

En Afrique, 38 Etats criminalisent  l’homosexualité. Dans ces pays, les agressions commises à l’endroit des HSH ont lieu en toute impunité. Les victimes taisent les abus par crainte de dévoiler leur orientation sexuelle et d’être en retour poursuivies plutôt que protégées.

Présentation de la thématique dans le groupe  »Jeunesse P2P »

L’homosexualité est une réalité qui bien que  « sans frontières » suscite encore de vives oppositions à travers le monde. La stigmatisation et la discrimination à l’égard des homosexuels sont des phénomènes très répandus. Cette situation est attribuable aux pressions sociales et religieuses, à l’institutionnalisation des pratiques homophobes, à la répression et à la criminalisation des relations sexuelles entre partenaires  consentants de même sexe. Ainsi, Il résulte de ses pratiques et normes une marginalisation des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes qui les confine au silence et à la clandestinité. Alors que la prévalence du VIH chez les HSH est généralement plus élevée que dans la population en général, cette marginalité crée des obstacles dans l’accès au dépistage VIH, à l’information, aux normes de prévention, aux soins, aux traitements et aux services d’appui et, par conséquent, augmente les risques de transmission du VIH.

Homosexualité au Togo

Pour exercer leur droit de choisir et de jouir, ils sont obligés de se cacher. En dépit de la stigmatisation et des lois l’incriminant, la pratique gagne du terrain.  Selon Kouma, un tradithérapeute de 75 ans, l’homosexualité ne date pas d’aujourd’hui. « Un homme qui couche avec un autre ou deux femmes qui entretiennent des relations sexuelles entre elles ? Ce sont des pratiques qui existent depuis des années. Elles ne sont nullement une invention des Européens. Quand nous étions enfants, nos parents en parlaient de temps en temps. Moi-même, j’ai connu des homosexuels qui, pour ne pas se faire découvrir, ont des femmes au foyer et des enfants », a-t-il affirmé.

Selon les dernières enquêtes réalisées par USAID en collaboration avec certaines ONG togolaises, le nombre des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes parmi la tranche d’âge de 15 à 49 ans est estimé à 27 978. Ceux-ci sont mêmes plus nombreux que les professionnels de sexe qui sont estimés à 14 033. Mais chose curieuse, 50% de ces homosexuels reconnaissent avoir eu des relations sexuelles avec une femme. D’autres ont affirmé vivre en famille avec des enfants (Confer « Eglise, Populations clés et infection à VIH » écrit par le Pasteur Godson Lawson in « Corps, Masculinité, féminité et VIH », document réalisé par l’Initiative œcuménique sur le plaidoyer, le VIH et le SIDA en Afrique « EHALA »).

L’absence de protection constitutionnelle contre la discrimination en raison de l’orientation sexuelle ou,  lorsqu’elle est prévue, sa violation, donne notamment lieu à une institutionnalisation  de l’homophobie, au déni des besoins de santé des homosexuels et à une discrimination dans l’accès aux soins et services de santé.

Discussions sur la Plateforme Telegram  »Jeunesse P2P »

Homosexualité : une maladie ?

L’homosexualité n’est plus une maladie mentale depuis près de 30 ans, il faut cesser de la condamner. C’est depuis le 17mai 1991  que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)  l’a rayée de la liste des maladies mentales. Selon Florence Sossou, infirmière, les déterminants de la sexualité humaine sont nombreux et complexes. « Ils sont d’ordre corporel, psychique et spirituel et sont intimement liés au besoin qu’éprouve chaque être humain », a-t-elle expliqué aux jeunes sur la plateforme Telegram « Jeunesse P2P ».

Quelques exemples d’orientations sexuelles

  • Allosexuel/allosexuelle

Cela désigne une personne qui éprouve des attirances sexuelles et qui ne se reconnaît dans aucune des orientations sexuelles ;

  • Asexuel/asexuelle

C’est une personne  qui n’éprouve aucune attirance sexuelle ;

  • Bisexuel / bisexuelle

Désigne une personne qui a une attirance pour les deux sexes tant sur le plan sexuel qu’affectif ;

  • Demisexuel/demisexuelle

Une personne est dite demi sexuelle si elle ne ressent de l’attirance sexuelle qu’après avoir formé un lien émotionnel fort avec une autre personne. Ce lien peut être un lien de nature romantique mais pas exclusivement.

Quoiqu’on dise, les LGBTI ou les groupes sexospécifiques ont eux aussi le droit à la santé.

  • Gai

Désigne un homme qui est attiré par les hommes tant sur le plan sexuel qu’affectif ;

  • Hétérosexuel / hétérosexuelle

C’est une personne qui a une attirance pour le sexe opposé

  • Lesbienne

Désigne une femme qui est attirée par les femmes tant sur le plan sexuel qu’affectif ;

  • Pansexuel/pansexuelle

C’est une personne qui aime un individu sans considération à son genre ou à son sexe. C’est la personnalité qui compte.

Attention, il faut éviter ceci !

La muqueuse rectale, explique Akofa Florence, infirmière, étant particulièrement fragile et poreuse aux virus et aux bactéries, le risque de transmission d’infections sexuellement transmissibles est très présent. « Attention ! À ne pas passer d’une pénétration anale à une pénétration vaginale sans avoir, au préalable, procédé à une petite toilette ou changé de préservatif. En effet, le transfert des bactéries présentes dans le côlon peut occasionner cystites et vaginites à colibacilles », a-t-elle souligné.

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