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À propos de lassan

Atha Menssan Assan est le benjamin d’une famille de trois enfants. Titulaire d’une licence en sciences humaine et sociale plus précisément en géographie, il est très passionné du journalisme. Dans le souci d’impacter le monde médiatique togolais, Atha Assan, son nom de plume, s’est vite glisser dans la presse en commençant par la radio en 2015 et plus tard par la presse en ligne à partir de 2016. Rédacteur en chef à Togotopnews.com à partir de janvier 2017, Atha est plus amoureux de la presse en ligne. Il coordonne une équipe de 7 personnes et ceci sous la supervision de sa directrice de publication, Helene Doubidji. En septembre 2017, le site Togolais d’information générale, Togotopnews a été sélectionné sur le projet Naila de l’Agence française de développement médias (CFI). Un projet de 18 mois auquel Atha a eu l’occasion de participer aux différentes sessions de formation qui se sont déroulées à Dakar et Abidjan. Une aubaine qui a rendu le rédacteur en chef de Togotopnews plus professionnel et plus performant entre autres en écriture web, investigation web, data journalisme, stratégie éditoriale… Par ailleurs, passionné par les sujets relatifs aux droits en matière de santé de reproduction et de l’éducation sexuelle complète des adolescents et jeunes, Atha est membre des jeunes ambassadeurs SR/PF Togo depuis 2016 et membre de l’Association togolaise pour le bien-être familiale depuis 2011. Il était invité au grand Sommet francophone pour le changement social et de comportement qui a réuni environ 500 participants les 25, 26, 27 février 2019 à Abidjan, capitale ivoirienne.

#ToutAUnSens : une marque, une philosophie

La nouvelle marque vestimentaire #TS #ToutAUnSens  n’est pas seulement un style, c’est également une philosophie. Elle est lancée depuis quelques semaines à Tabligbo (79km N-E Lomé) et attire beaucoup de personnalité : artistes de la chanson, animateurs radio, fonctionnaires d’Etat, Cadres des institutions financières, étudiants, élèves entre autres. Quel est le secret de la marque ?

A en croire les promoteurs de la marque, chaque personne est une mosaïque d’histoires qui déterminent son agissement et ses comportements :  » Pourquoi il fait ce choix plutôt que l’autre par exemple ? Qu’est ce qui explique sa réaction et son rapport avec les autres ? Si nous portons attention aux comportements des autres et si nous atteignons ce niveau de réflexion dans la vie, alors sachons que nous sommes dans la mouvance de la phrase » #ToutAUnSens

Ainsi, la marque est un signe de cohésion sociale, d’acceptation de l’autre. Pour les promoteurs, il s’agit de ne jamais juger son prochain sans l’avoir connu. « Ne pas avoir des préjugés ! Car, chaque personne est unique et a une histoire qui la définie. Essayons de connaitre son histoire, la vraie, à travers lui-même ses récits », conseillent-ils.

Très géniale cette philosophie ! Qu’attendez-vous alors pour rentrer dans la tendance ? Vite! passez les commandes : Polo, Tshirt, Lacost et Casquette à des prix très abordables.

Par ailleurs, toute personne qui porte une tenue de la marque #TS #ToutAUnSens communique tout simplement un message et interpelle son entourage à réfléchir sur les raisons profondes et le sens que relèvent les événements qui se produisent, dans un contexte où rien ne se produit au hasard. Et, partant de là, ils peuvent vivre ensemble, dans la diversité, tout en formant un seul être relié par le « hash tag » dans le but de construire un MONDE DE PAIX

10 bonnes raisons pour ne pas être un parent adolescent

Les parents adolescents et leurs enfants sont deux patients d’âge pédiatrique pour les dispensateurs de soins, et ont chacun leurs propres besoins de santé. Les jeunes parents et leur enfant peuvent être à risque de voir leur santé en souffrir, non pas directement à cause de l’âge de la mère, mais de la pauvreté et des autres inégalités en matière de déterminants sociaux de la santé. Découvrez alors ces raisons pour lesquelles il faut éviter d’être un parent adolescent :

  1. Fermer la porte à la misère

Une adolescente mère a moins de chance  que celle qui a attendu d’avoir un travail bien rémunéré ; elle a plus de risque de vivre dans la misère.

  1. Un bébé, c’est des dépenses ; c’est pour cela qu’il faut être prêt

Vous pouvez vous acheter un joli smartphone, une belle garde-robe  et même une voiture. Si vous avez un bébé, vous allez devoir d’abord lui acheter des couches, des vêtements, des médicaments et de la nourriture.

  1. Vous prendrez le temps de vous assurer de faire le bon choix

Les mariages entre adolescents durent rarement pour la vie. Aussi faut-il attendre et être sûr d’avoir trouvé la personne avec laquelle on veut passer le reste de sa vie.

  1. Vous pouvez terminer votre cursus scolaire

La plupart des adolescentes mères, à moins de 18 ans, ne finissent pas le lycée. Très peu d’adolescents pères arrivent à finir leurs études universitaires

  1. Vous et votre bébé, vous serez en meilleure santé

Une femme bien mûre a des chances d’avoir un bébé en meilleure santé qu’une adolescente

LIRE AUSSI – La religion m’a déjà « tué » une fois, je vous raconte cette tragédie de ma vie

  1. Vos parents ne s’affoleront pas

Comment réagiraient vos parents, s’ils découvrent que vous attendez un bébé ? Pourquoi donner à vos parents la charge de prendre soin de vous  et de votre bébé ? Devriez-vous leur imposer cette charge supplémentaire ?

  1. Les enfants grandissent vite

C’est beau et fascinant de s’amuser avec les bébés, mais très vite, ils grandissent. Vous serez de meilleurs parents si vous êtes prêts et capables de fournir à votre bébé tout ce dont il a besoin.

  1. Vous aurez acquis de l’expérience

Vous aurez appris à vivre comme des amis. Vous pouvez écouter de la musique sans craindre d’éveiller votre bébé. Vous pouvez sortir avec les amis sans au préalable trouver une garde pour votre bébé. Décider librement  de ce que vous avez à faire et  du lieu où vous voulez aller.

  1. Vous pourriez faire des choix pertinents pour votre avenir

Voulez-vous devenir médecin, enseignant, avocat, entrepreneur, comptable,  cadre de banque… Il faut prendre du temps de faire de bons choix et prendre de bonnes décisions. Prenez le temps  de connaître les gens, de voyager,  de poursuivre vos études  et de décider de ce que vous voulez devenir.

  1. Vous aurez le temps d’être un (e) adolescent (e)

L’adolescence est une étape essentielle dans le processus du développement humain. On est adolescent qu’une fois dans la vie. Un adolescent parent est obligé de prendre très tôt  des responsabilités. Il est obligé de grandir plus vite. Aussi vaut-il mieux attendre.

La religion m’a déjà « tué » une fois, je vous raconte cette tragédie de ma vie

J’ai fait trois essais sans réussir, elle m’observait  avec un regard qui dit beaucoup sauf d’être contente. Au quatrième essai elle n’en pouvait plus et moi non plus. Je n’arrivais plus à me contrôler, l’adrénaline était bien montée ; je ressentais quelque chose qui me dépassait. C’est quoi au juste ? Je n’en savais rien comme c’est la première fois que cela m’arrive et personne ne m’en avait jamais parlé. A l’église, surtout aux réunions des jeunes, les responsables nous faisaient savoir que c’est interdit pour les jeunes et adolescents et donc aucune discussion à propos.

Avant d’en arriver à l’église, je vais vous parler d’abord de la vie en famille. Là aussi ce n’était pas du tout facile d’aborder ces genres de sujets. Rester seul à seul avec une jeune fille est systématiquement interdit : pas d’explication à propos, ceux autour de quoi il faut discuter c’est les études.  Mon père était très dur avec nous, pas de causerie débat à la maison. Le seul endroit où on peut avoir un peu de liberté et échangé librement avec les autres, c’est l’église mais là aussi il y a des limites à ne pas franchir. A part les 10 commandements, le pasteur, les diacres et certains responsables de jeunes en rajoutent d’autres qui forcément ne se retrouvent pas dans la Bible.

Il nous est interdit entre autres de tenir la main d’une fille ou de mettre la main sur son épaule tant qu’on n’est pas encore marié. L’autre chose sur laquelle insistent tout le temps les responsables de l’église c’est l’utilisation des préservatifs. Ils nous font savoir que ce n’est pas bon pour le jeune chrétien et que cela enfreint au 7ème commandement de Dieu. Même pour les personnes mariées ce n’est pas bon, nous disaient-ils en soutenant avec l’idée selon laquelle Dieu ou l’église est pour les naissances. J’étais un fervent croyant et je me laissais facilement emporter par ces prêches sauf qu’arrivé à un moment de la vie on ne peut plus résister à certaines choses ou étapes de la vie.

Je suis resté sans rapport sexuel jusqu’à l’obtention de mon baccalauréat à 18 ans. Moi et Anita nous avions fait le lycée ensemble, on n’était pas trop amis mais arrivé à l’université les choses ont changé. Nous nous sommes retrouvés au même département ; nous prenons le bus aux mêmes heures à l’allée comme au retour. Le vendredi on finit vite les cours à 11 heures et  devons-nous attendre le bus de 16 heures pour partir. En attendant que le bus ne vienne, nous nous trouvons abris dans les jardins de l’Université. C’était toujours bien et je me sentais très à l’aise, je préfère dire nous nous sentions à l’aise puisque dès fois nous ne voyions même pas l’heure passée et on ratait le bus de 16 heures pour prendre celui de 18 heures. Elle demandait de me rendre visite le week-end à la maison mais mon papa ne va jamais accepter donc je cherchais de faux arguments pour dévier son idée. Un jour je suis dépassé et je l’ai avoué le pourquoi elle ne pouvait pas me rendre visite et là elle me propose  un rendez-vous dans une banlieue de la capitale. Je voulais refuser mais elle insistait du coup moi aussi ne voulant pas la faire du mal j’ai fini par accepter.

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On s’est donné rendez-vous sur le dimanche soir à 19 heures. J’ai dit à la maison que je dois aller faire un travail de groupe chez mon ami Alfred que mes parents connaissent bien et j’ai pris le soins d’informer mon ami à propos.  Arrivé sur le lieu, j’ai vu Anita bien ‘’sapée comme jamais’’. Nous sommes rentrés dans une buvette ; après avoir pris une bouteille de bière je me suis soulé un peu puisque ce n’était pas de mon habitude, c’est interdit à l’église. Anita me tenait la main de temps à temps et me touchait des endroits qui me faisaient balancer en l’air. Je ne comprenais pas ce qui m’arrivait puisque c’est la première fois qu’on me le fait. Après elle me dit d’aller demander une clé chez le responsable de la buvette et qu’il y a une chambre où on peut se reposer un peu. Je n’obéissais qu’à ses ordres sans savoir pourquoi. J’agissais comme un bœuf qu’on amène à l’abattoir et qui n’a de choix que de subir l’opération.

Arrivé en chambre (chambre de passage) Anita n’a pas pris de temps avant d’enlever sa robe et rester en petite culotte. J’ai perdu ma force physique tout d’un coup, seul mon pénis était resté debout et plus dur. Anita sautait sur moi, elle m’enlevait mes habits. A cette étape je n’en doutais plus de ce qui allait se passer. Soudain, elle fait sortir des préservatifs de sa porte et me dit d’en porter. Je l’ai pris, j’ai déchiré avec mes dents ; elle me voyait bizarre. Au premier, deuxième, troisième et quatrième essai, j’ai fait éclater les préservatifs sans pouvoir le porté correctement puisque c’est ma première fois et personne ne me l’a jamais enseigné c’est-à-dire comment le porter correctement. J’ai renversé le sens (pas comme un bonnet). Anita s’énervait ; le plus grave c’est qu’avec cette situation je me suis stressé et mon pénis a refusé de se remettre en érection. Anita me prend par la suite et secoue la tête de mon pénis et tout est redevenu normal. Ne voulant plus subir le même choc, je me suis précipité et j’ai fait l’amour avec Anita sans porté de préservatif. Quand bien même qu’Anita était douée plus que moi en la matière je me suis senti bien aussi, mais arrivé à la maison je n’ai pas pu dormir paisiblement la nuit. Je me suis souvenu des cours d’Education civique et moral (ECM) du secondaire où on nous parlait des IST et VIH/SIDA ainsi que des grossesses non désirées. Toute la semaine qui a suivi, je n’étais pas à l’aise.

Connaître son statut sérologique : pourquoi ?

J’ai raconté les faits à mon ami Fabrice qui est bien un accro des trucs de ce genre. Il est également membre du Mouvement d’Action des Jeunes (MAJ)  de l’Association Togolaise pour le Bien-être familial (ATBEF). Il m’a conseillé de se rendre à la clinique de l’Association pour me faire dépister et ainsi que Anita. Le premier rendez-vous Anita a manqué, elle m’a appelé le matin pour me dire qu’elle a des problèmes de bas ventre. Mon cœur battait, j’imaginais déjà une grossesse et je me vois déjà irresponsable puisque je n’ai pas encore les moyens de prendre en charge une femme jusqu’à l’accouchement et par la suite l’enfant qui naîtra. Sauf que Fabrice me rassurait que ça peut ne pas être une grossesse. Trois semaines après, tout allait bien et nous nous sommes rendus à la clinique de l’ATBEF. On nous a examiné, l’accueil était très gentil ; on ne l’imaginait même pas. On nous a reçu d’abord un à un et par la suite ensemble. Les tests du VIH et de grossesses se sont révélés négatif, chose qui m’a un peu soulagé. Mais dès cas d’infections ont été diagnostiquées. Le prestataire nous a prescrit des médicaments et nous a donné également des conseils. Par la suite je suis devenu très attaché à Fabrice qui m’a proposé de renter dans le Mouvement d’Action des Jeunes de l’ATBEF.

5 choses que vous devez savoir sur les IST

Je me suis intégré au MAJ et je participe régulièrement aux séances de sensibilisation et de formation en santé de reproduction et planification familiale. Avec ces démarches je me suis éloigné un peu de l’église puisque j’ai failli gâcher ma vie dans l’ignorance. Je dirais que « la religion m’a presque tué ». Mon papa au début m’avait écarté et me considérait comme un bandit dans la mesure où il m’observait porter des T-shirt  sur lesquelles sont griffés des messages de sensibilisation pour la SR/PF ainsi que le VIH. Voyant mon engagement par la suite et voyant qu’il ne pouvait plus rien il a fini par m’accepter ainsi. Cette lutte m’amènera plus tard à faire partie des membres fondateurs du réseau des Jeunes Ambassadeurs SR-PF/Togo.

Homosexualité : une maladie ?

Aujourd’hui, je suis devenu journaliste. Je continue ma lutte en écrivant des articles régulièrement sur la SR PF. Je participe régulièrement à de grandes rencontre sur le sujet, des rendez-vous qui me permettent d’actualiser mes connaissances sur la thématique, d’attirer l’attention des différentes composantes de la société sur les enjeux et aussi pour rappeler aux OSCs et surtout à l’Etat le respect des engagements pris au niveau régional et international pour  rendre effectif  la politique de la PF au niveau national.

Défi personnel

Le défi à mon niveau aujourd’hui, c’est de lutter pour le changement des mentalités et de comportements qui nuisent à l’avenir des jeunes et adolescents dans nos sociétés. Malgré des sensibilisations organisées par ci et là, le poids de la tradition et surtout des religions bloque l’épanouissement des jeunes sur le plan sexuel et les « tue dès fois ». Travailler pour l’amélioration de l’accès des adolescents et des jeunes aux services de santé sexuelle et de reproduction (SSR), renforcer la communication pour le changement de comportement et la mise en place et le renforcement des infirmeries scolaires et des centres conviviaux intégrés des services SSR. Amener les professionnels de la santé à réserver de bons accueils aux jeunes, surtout lorsque ces derniers viennent chez eux avec des problèmes liés à la santé sexuelle et reproductive.

 

Homosexualité : une maladie ?

Un homosexuel : un malade mental ? La question a été posée par Stéphane, un internaute lors du débat du week-end sur la plateforme Telegram « Jeunesse P2P » du Projet ‘’Intégration des services de santé reproductive, maternelle, néonatale et infanto juvénile à ceux du VIH’’ (P2P « de la Politique à la Pratique). Les discussions se faisaient autour  de « l’orientation sexuelle ».

En Afrique, 38 Etats criminalisent  l’homosexualité. Dans ces pays, les agressions commises à l’endroit des HSH ont lieu en toute impunité. Les victimes taisent les abus par crainte de dévoiler leur orientation sexuelle et d’être en retour poursuivies plutôt que protégées.

Présentation de la thématique dans le groupe  »Jeunesse P2P »

L’homosexualité est une réalité qui bien que  « sans frontières » suscite encore de vives oppositions à travers le monde. La stigmatisation et la discrimination à l’égard des homosexuels sont des phénomènes très répandus. Cette situation est attribuable aux pressions sociales et religieuses, à l’institutionnalisation des pratiques homophobes, à la répression et à la criminalisation des relations sexuelles entre partenaires  consentants de même sexe. Ainsi, Il résulte de ses pratiques et normes une marginalisation des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes qui les confine au silence et à la clandestinité. Alors que la prévalence du VIH chez les HSH est généralement plus élevée que dans la population en général, cette marginalité crée des obstacles dans l’accès au dépistage VIH, à l’information, aux normes de prévention, aux soins, aux traitements et aux services d’appui et, par conséquent, augmente les risques de transmission du VIH.

Homosexualité au Togo

Pour exercer leur droit de choisir et de jouir, ils sont obligés de se cacher. En dépit de la stigmatisation et des lois l’incriminant, la pratique gagne du terrain.  Selon Kouma, un tradithérapeute de 75 ans, l’homosexualité ne date pas d’aujourd’hui. « Un homme qui couche avec un autre ou deux femmes qui entretiennent des relations sexuelles entre elles ? Ce sont des pratiques qui existent depuis des années. Elles ne sont nullement une invention des Européens. Quand nous étions enfants, nos parents en parlaient de temps en temps. Moi-même, j’ai connu des homosexuels qui, pour ne pas se faire découvrir, ont des femmes au foyer et des enfants », a-t-il affirmé.

Selon les dernières enquêtes réalisées par USAID en collaboration avec certaines ONG togolaises, le nombre des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes parmi la tranche d’âge de 15 à 49 ans est estimé à 27 978. Ceux-ci sont mêmes plus nombreux que les professionnels de sexe qui sont estimés à 14 033. Mais chose curieuse, 50% de ces homosexuels reconnaissent avoir eu des relations sexuelles avec une femme. D’autres ont affirmé vivre en famille avec des enfants (Confer « Eglise, Populations clés et infection à VIH » écrit par le Pasteur Godson Lawson in « Corps, Masculinité, féminité et VIH », document réalisé par l’Initiative œcuménique sur le plaidoyer, le VIH et le SIDA en Afrique « EHALA »).

L’absence de protection constitutionnelle contre la discrimination en raison de l’orientation sexuelle ou,  lorsqu’elle est prévue, sa violation, donne notamment lieu à une institutionnalisation  de l’homophobie, au déni des besoins de santé des homosexuels et à une discrimination dans l’accès aux soins et services de santé.

Discussions sur la Plateforme Telegram  »Jeunesse P2P »

Homosexualité : une maladie ?

L’homosexualité n’est plus une maladie mentale depuis près de 30 ans, il faut cesser de la condamner. C’est depuis le 17mai 1991  que l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé)  l’a rayée de la liste des maladies mentales. Selon Florence Sossou, infirmière, les déterminants de la sexualité humaine sont nombreux et complexes. « Ils sont d’ordre corporel, psychique et spirituel et sont intimement liés au besoin qu’éprouve chaque être humain », a-t-elle expliqué aux jeunes sur la plateforme Telegram « Jeunesse P2P ».

Quelques exemples d’orientations sexuelles

  • Allosexuel/allosexuelle

Cela désigne une personne qui éprouve des attirances sexuelles et qui ne se reconnaît dans aucune des orientations sexuelles ;

  • Asexuel/asexuelle

C’est une personne  qui n’éprouve aucune attirance sexuelle ;

  • Bisexuel / bisexuelle

Désigne une personne qui a une attirance pour les deux sexes tant sur le plan sexuel qu’affectif ;

  • Demisexuel/demisexuelle

Une personne est dite demi sexuelle si elle ne ressent de l’attirance sexuelle qu’après avoir formé un lien émotionnel fort avec une autre personne. Ce lien peut être un lien de nature romantique mais pas exclusivement.

Quoiqu’on dise, les LGBTI ou les groupes sexospécifiques ont eux aussi le droit à la santé.

  • Gai

Désigne un homme qui est attiré par les hommes tant sur le plan sexuel qu’affectif ;

  • Hétérosexuel / hétérosexuelle

C’est une personne qui a une attirance pour le sexe opposé

  • Lesbienne

Désigne une femme qui est attirée par les femmes tant sur le plan sexuel qu’affectif ;

  • Pansexuel/pansexuelle

C’est une personne qui aime un individu sans considération à son genre ou à son sexe. C’est la personnalité qui compte.

Attention, il faut éviter ceci !

La muqueuse rectale, explique Akofa Florence, infirmière, étant particulièrement fragile et poreuse aux virus et aux bactéries, le risque de transmission d’infections sexuellement transmissibles est très présent. « Attention ! À ne pas passer d’une pénétration anale à une pénétration vaginale sans avoir, au préalable, procédé à une petite toilette ou changé de préservatif. En effet, le transfert des bactéries présentes dans le côlon peut occasionner cystites et vaginites à colibacilles », a-t-elle souligné.

Méthodes contraceptives modernes : combattre à tout prix les rumeurs

D’où proviennent les rumeurs qui circulent dans les quartiers à propos de l’utilisation des méthodes contraceptives modernes ? Qui sont-ils les auteurs de ces informations erronées. Il est difficile de les trouver, toutefois la seule façon de combattre  l’ascendance de  ces messages est de ne pas se désarmer en poursuivant constamment les sensibilisations. C’est d’ailleurs l’objectif poursuivi par les Jeunes Ambassadeurs pour la santé de la reproduction et la planification familiale au Togo (JA SR/PF Togo) en initiant la Campagne ‘’Zéro grossesse en milieu scolaire et extrascolaire’’ qui démarre cette semaine dans la préfecture de Yoto (plus 80km N-E Lomé). 

Les rumeurs, selon Fombo Koffi, Jeune Ambassadeur SR/PF Togo, sont en partie des effets secondaires. « Il y a des effets secondaires et il y a ce que la population rajoute aussi pour faire peur aux gens. C’est des gens qui n’ont pas expérimenté la méthode ou qui ne sont pas allés vers un personnel qualifié qui font véhiculer plus les rumeurs. Quand on parle des effets secondaires ceci veut dire que ce sont des réactions de l’organisme qui sont déjà recensées, scientifiquement prouvées et pour lesquels le personnel soignant qualifié a une formation et sait comment les prendre en charge », a-t-il expliqué.

La rumeur, poursuit l’activiste SR/PF, c’est juste des informations du quartier que souvent les gens dramatisent par rapport à l’utilisation des méthodes contraceptives. Entre autres rumeurs, l’on peut  citer le fait que  les méthodes contraceptives rendent stérile, créent des infections sexuellement transmissibles. « Ce n’est pas vrai », répond Koffi Fombo à une jeune couturière qui à cause des rumeurs doute de l’efficacité des méthodes contraceptives.

Entretien avec des esxtrascolaires

En réalité, l’effet secondaire c’est le fait que par exemple la méthode peut empêcher l’écoulement du sang comme les menstrues ; les effets ou l’action des hormones peuvent faire que la femme ne va pas ovuler et donc elle ne va pas passer ses règles. « Mais au niveau des rumeurs on dit souvent que c’est du sang sale qui reste au bas ventre de la femme et cela va lui créer des maladies qui pourraient la rendre stérile par la suite. C’est faux », a fait comprendre Edith poaty, secrétaire nationale des JA SR/PF Togo à une soixantaine d’extrascolaire regroupé pour une séance de sensibilisation et d’offre de services SR/PF et dépisatge Vih/Sida.

En effet, une femme ou un homme qui se rend chez un agent de santé communautaire ou un prestataire sait que quand on adopte une méthode contraceptive il peut arriver qu’on a de l’aménorrhée ou qu’on passe des règles de façon abondante mais quelqu’un qui est à la maison et donne de fausse informations ça ce n’est qu’une rumeur.

Quelle stratégie pour anéantir les rumeurs ?

La première des choses, c’est d’amener des gens à se faire amis avec le personnel soignant pour aller chercher des informations parce qu’une information est de source sûre quand elle vient d’un personnel soignant. Il faut faire en sorte que les vraies informations liées à l’utilisation des méthodes contraceptives puissent être accessibles à tout le monde et dans la langue que chacun maîtrise. Aussi, que chacun à son niveau essaie-t-il de faire un effort d’aller vers le personnel soignant ou l’agent de santé de sa communauté pas forcement pour acheter des produits mais en savoir davantage sur une quelconque rumeur qui circule dans le quartier à propos de l’utilisation des méthodes contraceptives.

Par ailleurs, pour nos amis jeunes et adolescents, il y a aujourd’hui des applications qui sont disponibles qu’on peut télécharger gratuitement et s’informer davantage à l’instar de « Infoadojeune » sur playstore et sur googleplay. A part cela, tout le monde peut facilement profiter de la ligne verte 1011 qui donne des informations gratuites sur la santé de la reproduction entre 6heures et 22 heures chaque jour.

Connaître son statut sérologique : pourquoi ?

Les Jeunes Ambassadeurs pour la santé de la reproduction et la planification familiale au Togo (JA/SR-PF Togo) ont sensibilisé  des élèves du groupe scolaire « Sainte Famita » à Tsévié (35 km Nord Lomé), sur l’importance pour un jeune de connaître son statut sérologique. L’activité a eu lieu ce 05 décembre 2018.

Selon Gautier Kpétémé, Jeune Ambassadeurs et agents de santé communautaire, connaître son statut sérologique par rapport au VIH/sida permet de savoir où l’on en est après une prise de risque. « C’est aussi essentiel si vous souhaitez ne plus utiliser le préservatif avec votre partenaire stable. Connaître son statut permet d’établir une stratégie de prévention adaptée et, en cas de séropositivité au VIH, d’initier une prise en charge médicale précoce », a-t-il fait comprendre.

Ils sont 7 filles et huit garçons à parcourir une vingtaine de classe du CEG et lycée du groupe scolaire « Sainte Famita ». Partout  le message est le même, connaitre son statut sérologique. Les jeunes sont incités à aller faire le test de dépistage du Virus de l’Immunodéficience Humaine (VIH). Ainsi des coupons sont distribués dans toutes les salles pour donner accès gratuitement aux jeunes élèves à se faire dépister. Le centre de l’ONG Le Jourdain Vie & Santé (JVS), situé à quelques mètres de l’école, est réservé à cet effet pour le service.

Au-delà  de l’importance de connaître son statut, les Jeunes Ambassadeurs ont expliqué aux élèves, ce que c’est que le VIH, le SIDA, les moyens de prévention, les modes et voies de transmission. « Nous avons partagé avec nos frères et sœurs les voies et modes de transmission du VIH, la différence entre le VIH et le SIDA et comment faire pour ne pas être infecté par le virus du SIDA qu’est le VIH », a dit Ivette Kouwadan, vice-présidente des jeunes Ambassadeurs pour la santé de la reproduction et la planification familiale au Togo.

En effet, l’accent a été surtout mis sur le port correct du préservatif, masculin comme féminin. Là, les Jeunes Ambassadeurs ont laissé la tâche aux élèves de faire voir comment on porte le fémidom et le condom. Après les essais des élèves, les JA sont revenus pour leur montrer comment bien le faire et éviter à la fois le VIH, d’autres infections et aussi les grossesses précoces non désirées. ‘’Vérifier la date de péremption, voir si l’air est dans le sachet pour s’assurer du bon état du préservatif, l’ouvrir par l’endroit en zigzag avec la main sans utiliser une lame, un ciseau ou les dents ; obtenir une forme de chapeau, le mettre sur le pénis en érection tout en pinçant le bout pour chasser l’air et éviter ainsi un éventuel éclatement en plein acte sexuel ‘’, sont entre autres informations données aux élèves sur l’utilisation du préservatif masculin.

Les JA apprennent aux élèves le port correct du préservatif

Aussi, sont-ils entretenus sur le port correct du préservatif féminin. Des questions qui venaient de tous les côtés, jeunes filles comme jeunes garçons du collège et lycée, ont montré combien de fois le sujet les intéressent et veulent-ils  avoir beaucoup plus de d’explication. L’équipe des JA, composée de jeunes formés tout récemment sur la thématique et des jeunes, agents de santé communautaire, n’ont pas eu de difficultés à satisfaire les préoccupations des élèves.

Faut-il le souligner, cette activité des Jeunes Ambassadeurs SR/PF Togo rentre dans  le  cadre de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le SIDA (JMS) édition 2018.

 

5 choses que vous devez savoir sur les IST

 

Les Infections Sexuellement transmissibles (IST) constituent un groupe de maladies infectieuses qui se transmettent principalement lors des rapports sexuels. Appelées autrefois Maladies Sexuellement Transmissibles (MST), les IST se manifestent sous différentes formes. Découvrez les modes de transmission, les manifestations, les complications et les modes de transmission d’une IST.

  • Les modes de contamination des IST

Dans la plupart des cas, les Infections Sexuellement transmissibles se transmettent par voie sexuelle. Mais une personne peut être victime des IST lors d’un baiser profond à travers les salives, ainsi qu’au cours des échanges de sous-vêtements.

Retenons que les IST peuvent se transmettre par pénétration sexuelle mais aussi parfois par contact sexuel sans pénétration. C’est le cas de l’herpès et des condylomes (verrues génitales).

  • Manifestations des IST

Les Infections Sexuellement transmissibles  se manifestent sous différents signes. Pertes vaginales importantes et/ou malodorantes, démangeaisons, sensations de brûlures en urinant, boutons, lésions ou ulcérations sur le sexe ou sur d’autres muqueuses (bouche, anus…)

  • Conduite à tenir en cas d’une IST….

Quelques comportements utiles sont à adopter en cas d’une IST. Il s’agit avant tout de se faire consulter par un médecin. Il est la seule personne à pouvoir dire exactement ce que c’est. S’il est confirmé que vous êtes atteint d’une Infection sexuellement transmissible, vous devez accepter suivre un traitement. Au cours du traitement, il est conseillé de s’abstenir de rapport sexuel pendant la durée du traitement ; dans le cas échéant, utiliser toujours un préservatif. Prendre tous les médicaments prescrits même si les manifestations ont cessé et éviter l’automédicament. Informer toujours son ou ses partenaires sexuels.

  • Les conséquences des IST

Si elles sont mal traitées, les IST rentrent dans une phase de complication. Les Infections Sexuellement transmissibles peuvent être la cause d’un  rétrécissement urétral (le canal par le quel on urine va se boucher progressivement), d’une stérilité, d’une cécité  et de l’inflammation de l’épididyme chez l’homme. Chez la femme, elles peuvent entraîner des douleurs abdominales, la stérilité, le cancer du col de l’utérus et des complications de la grossesse. Elles n’épargnent pas les nouveaux nés si les parents surtout la femme ne s’est pas fait bien traitée. Ainsi, les IST peuvent provoquer des infections néonatales (après la naissance), des conjonctivites, la syphilis et la pneumonie chez un enfant.

  • Prévention d’une IST

La prévention des Infections Sexuellement transmissibles se résume à un élément-clé qui n’est que l’adoption d’un comportement sexuel responsable. Utiliser toujours et correctement  le préservatif (condom ou fémidom) lors des rapports sexuels surtout quand on a plusieurs partenaires.  Aussi,  faire une bonne hygiène corporelle et vestimentaire.

Une IST : qu’est ce que c’est?comment la soigne-t-on?

Si vous avez un écoulement de pus ou des douleurs quand vous urinez, un écoulement vaginal, des plaies ou des boutons sur des parties génitales, de persistantes douleurs au bas-ventre sachez que probablement vous avez une Infection Sexuellement Transmissible (IST).

Les IST sont dangereuses. Elles peuvent avoir des conséquences graves si elles ne sont pas soignées à temps et correctement. La meilleure solution pour soigner une IST est de se faire consulter par un agent de santé, il est la seule personne qui est en mesure de te dire comment traiter ton infection. Après consultation vous ne devez pas négliger la prise des médicaments qui vous seront prescrits, prenez tous les médicaments prescrits par le médecin traitant, même si les symptômes disparaissent.

 

 

Abstiens-toi de tout rapport sexuel pendant la durée du traitement

 

Si tu prends des rapports sexuels alors que tu as une IST, tu contamineras aussi ton (ta) partenaire. Si tu ne peux pas t’abstenir, utilise alors à chaque rapport, un préservatif. Il est aussi conseiller que les deux partenaires se traitent ensemble car lorsque une personne se fait traiter seule  et laisse son second, il sera contaminé de nouveau.

Amène ton/ ta partenaire à se faire traiter

Pendant que tu te rends à l’hôpital ou au centre de santé pour te faire traiter une Infection, il faut en parler à ton (ta) partenaire pour qu’il (elle) puisse également consulter un médecin même si il ou elle a l’impression d’être en bonne santé. Sinon, il ou elle risquerait de développer une maladie et pourrait de nouveau t’infecter.

Consentement sexuel : sans oui, c’est non

Nombreux sommes-nous jeunes à se donner aux relations sexuelles sans un réel consentement. Ce coup d’essai a pour but d’aider le ou la jeune à comprendre ce qu’est réellement un consentement en matière de relation sexuelle, connaître les règles de de ce dernier ainsi que le pourquoi il doit être notre devise.

Le consentement  est l’accord volontaire, c’est-à-dire qu’il doit s’agir d’un choix libre et éclairé. Si une personne refuse de participer à une activité sexuelle avec une autre personne et qu’elle est forcée de le faire, c’est une agression. Personne n’a le droit d’imposer des relations sexuelles à une autre personne contre sa volonté. Le consentement n’est valable que s’il a été accordé librement. Ainsi, si une personne est paralysée par la peur de craint de réagir, il n’y a pas consentement de sa part.

Embrasser ou caresser quelqu’un ne signifie pas que l’on consent à d’autres activités à caractères sexuel

A tout moment, une personne a le droit de dire non. Lorsqu’une personne est obligée de faire ce que l’agresseur exige d’elle, elle ne consent pas librement à l’acte sexuel.

Le consentement sexuel doit être clair et doit être donné personnellement par la personne qui participe à l’activité sexuelle.

Dans quel cas le consentement sexuel peut être jugé non valide?

Un consentement sexuel est jugé non valide si la personne est sous l’influence de drogues ou d’alcool, elle est inconsciente ou dans un état de sommeil. Dans certains cas, l’agresseur abuse d’une position de confiance ou d’autorité (professeur, employeur, directeur de service, patron ou patronne…). Dans des circonstances pareilles, l’agresseur utilise l’intimidation ou des menaces pour obliger la personne à s’engager dans une activité sexuelle.

Pourquoi se consentir avant de passer à l’acte sexuel ?

Le consentement amène les deux partenaires à savoir ensemble ce qu’ils sont en train de faire et par là peuvent librement choisir la méthode contraceptive qu’il faut pour se mettre à l’abri des risques surtout quand la fille ne se sent pas prête à porter une grossesse ou le garçon à la supporter. A part la grossesse, les Infections Sexuellement Transmissible et le VIH/SIDA sont aussi des conséquences qui peuvent intervenir en l’absence de consentement.